
Critique – Ma grand-mère russe et son aspirateur américain – Meir Shalev
Meir Shalev est né en 1948, l’année de la création de l’Etat d’Israël. Est-ce cette date symbolique qui va lui donner envie de raconter l’histoire de sa famille et, en particulier dans son dernier opus, de sa grand-mère, une femme tyrannique, obsédée par la propreté mais formidable raconteuse d’histoires ? Sa hantise de la saleté va même encourager son beau-frère, l’oncle Yeshayahou, de lui offrir un aspirateur, un modèle dernier cri. Il faut dire que l’oncle a accès à tout ce que la société de consommation alors balbutiante peut s’offrir. Il s’est en effet installé aux Etats-Unis, s’attirant l’ire de sa famille qui le considère comme un traître et le surnomme « Sam ». Ses frères et sœurs ont en effet choisi de s’installer en Palestine après leur départ d’Ukraine et de devenir de pauvres paysans dévouées à l’édification de leur pays plutôt que de s’enrichir.
Mais, plutôt qu’à la grande Histoire, Meir Shalev s’attache à décrire avec humour et affection la vie quotidienne de ses proches. Et, il confirme que les légendes familiales se construisent souvent sur des mensonges, volontaires ou non.
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