Critique – L’Espion utile – William Boyd – Seuil
Était-il bien nécessaire d’écrire une trilogie consacré à un espion malgré lui ?
Même si on sent que William Boyd s’est amusé à l’écrire, on est bien loin des réussites que furent, pour citer les plus anciens, « Un Anglais sous les tropiques » (1984) ou « Les Nouvelles Confessions » (1984), et, pour évoquer l’un des plus récents, « Le Romantique » (2023).
Dans « L’Espion utile », deuxième opus de la série, on retrouve le héros de « Gabriel’s moon ».
Gabriel Dax est un écrivain-voyageur qui s’est fait embrigader par le MI6 pour les beaux yeux de Faith Green dont il est l’officier traitant.
Nous sommes en 1963.
Alors que Gabriel aspire à profiter de sa maison « so cosy » située dans la campagne anglaise et qu’il a retrouvé l’inspiration pour écrire de nouveaux livres sur ses aventures aux quatre coins du monde, la raison d’État se rappelle à lui.
De l’Amérique centrale aux États-Unis en passant par Berlin, l’agent secret néophyte va être aux prises avec les soubresauts de la guerre froide et son lot d’agents doubles, de traîtres et de barbouzes.
Si « L’Espion utile » se lit sans déplaisir, j’ai été un brin lassée par les états d’âme du héros malgré lui sous l’emprise de sa patronne du Secret Intelligence Service, un ascendant sur lequel il s’épanche au cours de séances de psychanalyse mémorables.
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