Critique – Un intérêt particulier pour les morts – Patricia Ann Granger

Critique – Un intérêt particulier pour les morts – Patricia Ann Granger


Surfant sur le succès des enquêtes policières d’Anne Perry (cf. les séries « Charlotte et Thomas » et « Monk »), la collection « Grands détectives » des Éditions 10-18 s’emploient à publier l’œuvre d’ Ann Granger et, en particulier, celle qui campe Lizzie Martin.

« Un intérêt particulier pour les morts » est le premier volume où apparaît cette héroïne récurrente. Nous sommes en 1864. Après la mort de son père, un médecin dévoué, la jeune femme quitte son Derbyshire natal pour rejoindre Londres où elle est embauchée comme dame de compagnie par l’épouse de son parrain. Elle remplace Maddy qui a étrangement pris la fuite. On retrouve son corps massacré quelque temps plus tard. Lizzie mène l’enquête et apporte son concours à l’inspecteur Benjamin Ross, un fils de mineur, qu’elle a croisé lorsqu’elle était enfant.

Au-delà de l’intrigue policière assez convenue, Ann Granger nous fait découvrir le charme désuet de l’Angleterre victorienne mais aussi les travers d’une société basée sur la séparation radicale entre les classes, sur l’hypocrisie des relations et sur le poids de la religion qui soumet la femme à un rôle de figurante.

Sous sa plume, le nouveau visage de Londres apparaît. Cette capitale tentaculaire à l’urbanisation anarchique fait se côtoyer la populace la plus misérable et la gentry sûre d’elle-même.

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