Critique – La Colline – Mathilde Beaussault – Seuil
Second livre de l’autrice des « Saules » salué par la critique et auréolé du prestigieux grand prix de littérature policière en 2025, « La Colline » est un roman urbano-rural qui ouvre sur une scène saisissante : un accouchement dans la solitude suivi de la disparition du nouveau-né.
En quelques paragraphes, Mathilde Beaussault dessine l’atmosphère du récit qui va suivre.
Alors qu’un bébé est retrouvé dans une benne à ordures d’une cité de Rennes, Monroe, dix-ans ans, dépérit dans la chambre où sa mère l’a enfermée.
Pour se raccrocher à la vie, elle se souvient des derniers mois passés à la campagne auprès de sa grand-mère maternelle, une femme à la fois forte et tendre dont les dons de guérisseuse attire de nombreux « clients » dans la souffrance.
Dans une écriture sèche fait de courtes phrases, la Bretonne a composé une histoire mêlant dureté et beauté d’une grande justesse.
Avec « La Colline », elle confirme sa singularité dans l’univers de la littérature noire.
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