Critique – Roxanne – Romain Aguila – Buchet-Chastel
C’est aux sons d’un néon qui clignote que Roxanne se réveille dans une clinique où elle a subi une cure de désintoxication.
Au loin, des pas résonnent, agressifs. Une voix s’adresse à elle : « Le plus dur est passé ».
Cette hospitalisation est une nouvelle étape d’une existence déglinguée qui commence à Marseille par un accident. Elle joue dans la rue avec d’autres enfants. Après une chute, son visage se heurte à un fer à béton. Elle sera défigurée pour toujours.
Peu après, sa mère meurt.
À chaque moment de son parcours chaotique, elle entend une petite mélodie ; à chaque épisode de sa vie tourmentée, elle s’accroche à sa guitare, cet instrument qui va la sauver en la reliant aux autres ; à chaque instant de sa destinée, elle cherche le riff parfait.
Porté par la passion pour la musique, « Roxanne » est un long poème en prose envoûtant et une expérience sensorielle quasi immersive aux côtés d’une femme capable d’organiser une cérémonie mortuaire pour une plante qu’elle a prénommée Amy.
Je remercie Babelio et les éditions Buchet-Chastel de m’avoir permis de me plonger dans l’univers si singulier et touchant de Romain Aguila qui signe ici son premier roman.
EXTRAITS
- Le personnel est aussi terne que la musique du quotidien.
- Même les plus belles fleurs finissent par faner.
- Et si toutes les fleurs fanent un jour, d’autres bourgeonnent pour offrir leur beauté au monde.
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