Critique – Solitudes – Niko Tackian – Calmann-Lévy

Critique – Solitudes – Niko Tackian – Calmann-Lévy


Un corps en attente d’une autopsie qui revient à la vie. Avec cette scène inaugurale, Niko Tackian frappe fort.

Douze ans plus tard, on retrouve le « miraculé » dans le Vercors. Il s’appelle Elie Martins, est garde nature et amnésique depuis que la balle qui l’a laissé pour mort lui a perforé le crâne.

Alors qu’une tempête s’abat sur la région, il fait une découverte macabre : le cadavre d’une femme pendu à un arbre. Gravée dans la chair de son dos une inscription en grec ancien signifiant vérité. Il ne s’agit bien évidemment pas d’un suicide mais d’un assassinat et peut-être un message du tueur à son intention…

A quelques dizaines de kilomètres du massif, Nina Mellinsky, lieutenant à la PJ de Grenoble, est délogée de son lit par l’appel d’un collègue. « Prends tes skis » lui conseille ce dernier.

Pas de chance, elle déteste la neige. L’enquête, façon jeu de piste, ne sera donc pas une sinécure pour cette femme tenaillée par la culpabilité d’avoir dénoncé un confrère ripou.

Elle va rencontrer des personnages hauts en couleur comme le Chef Réda, adepte du chamanisme, et un berger aveugle mais capable de percevoir « la véritable nature des choses ».

« Solitudes », à l’intrigue assez convenue mais habilement menée par Niko Tackian, vaut surtout pour son atmosphère anxiogène voire fantastique. Rien de tel que des reliefs hostiles pour camper un thriller.

Mais je préfère décidément la mer à la montagne !

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