Critique – Très chers amis – Gary Shteyngart – L’Olivier

Critique – Très chers amis – Gary Shteyngart – L’Olivier


En pleine épidémie de COVID 19, la population est priée de se confiner.

Réfugiés dans leur paradis champêtre composé d’une maison principale entourée de bungalows, l’écrivain aux finances fragiles Sacha Senderovski, sa femme psychiatre et psychorigide (un « Staline en tablier ») Macha et sa fille adoptée Nat souffrant d’un « trouble anxieux généralisé » et d’une addiction à la K-pop s’apprêtent à recevoir quatre amis et un Acteur imbuvable avec lequel le père de famille est censé plancher sur un scénario.

Pour vivre au mieux l’expérience Sacha a fait le plein de bonne chère et de bonnes bouteilles.

Malgré ces emplettes prometteuses la réclusion imposée ne sera pas un long fleuve tranquille.

Les rancœurs, les jalousies et les frustrations vont se mêler aux histoires d’amour et aux interrogations identitaires des personnages dont les origines étrangères et familiales ont pu briser les ambitions.

Dans une écriture jubilatoire rythmée par des dialogues réjouissants et des situations dignes d’un vaudeville, ce huis clos rural pointe du doigt les travers de la société américaine (violence, racisme…) et du monde de plus en plus détraqué (réseaux sociaux, complotisme, wokisme, dérèglement climatique …) qui est le nôtre.

Mais quand tout fout le camp il reste l’amitié.

EXTRAITS

  • Elle est presque trop intelligente pour être une enfant.
  • Là, c’était sur les réseaux sociaux, autrement dit c’était tatoué sur la face de Dieu.

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