Critique – Un jour ce sera vide – Hugo Lindenberg – Christian Bourgois

Critique – Un jour ce sera vide – Hugo Lindenberg – Christian Bourgois


Le narrateur, dix ans, passe ses vacances sur la côte normande.

Les journées se déroulent entre désœuvrement, lectures et observation des estivants qui se prélassent sur la plage. Jusqu’au jour où il rencontre Baptiste, un garçon « exceptionnel » né dans une famille en apparence unie et financièrement à l’aise. Tout le contraire de la sienne, dont il a honte, qui se résume à une grand-mère dotée d’un fort accent de l’est et d’une tante disgracieuse qu’il déteste.

Cette amitié estivale ne l’empêche pas de ruminer des idées noires et morbides et d’être hanté par des monstres.

Si la forme est superbe et prometteuse (« Un jour ce sera vide » est le premier roman de Hugo Lindenberg), le fond m’a laissée de marbre. Malgré son mal-être, ses angoisses et ses complexes, le personnage principal ne m’a en effet absolument pas touchée.

EXTRAITS

  • Son corps met le monde en mouvement, alors que tout semble buter sur le mien.
  • Ce qui fait de Baptiste un vrai garçon, un garçon exceptionnel, c’est qu’il n’a besoin de rien pour en être un. A moi, cela demande une concentration permanente.

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